NewsLetter L'Actualité du Recrutement des métiers de l'assurance
Février 2012

« La moitié de nos missions concernent l’assurance »

De la PME régionale à l’entreprise multinationale, en passant par les collectivités territoriales et les grands services de l’Etat, Hudson, cabinet de conseil en recrutement et en ressources humaines, est présent dans tous les secteurs d’activités. Et notamment l’assurance qui représente la moitié de ses missions. Comme le rappelle Louise Enescaux, consultante Hudson Financial Services.


Quelle part de l’activité du cabinet Hudson représente le recrutement dans le secteur de l’assurance ?

Le secteur banque-assurance est l’un des secteurs clés de Hudson et au sein de celui-ci, la moitié des missions que nous traitons concernent des postes en assurance.


Quels sont actuellement vos besoins de recrutement dans le secteur de l’assurance ?

Nous menons des missions de recrutement pour des compagnies d’assurance, des mutuelles, des courtiers, des Institutions de retraite et de prévoyance mais également pour les directions Assurances et Risk de grandes entreprises.

Dans le détail, pour ce qui concerne réseau / filière commerciale, nous recherchons les profils suivants Directeur de réseau, Directeur de développement, Directeurs régionaux, Commerciaux collectifs / Attachés commerciaux entreprises.

En Marketing : Responsables marketing, Chef de produit/ Chef de projet Assurance.

En Souscription : Responsables souscription et Développement produits, Souscripteurs expérimentés (grands risques, Vie, RC).

En Actuariat : actuaires et Responsables actuariat.

En Postes financiers : contrôleurs de gestion, Comptables techniques, Responsables comptables.

En Fonctions Support : RRH, Responsables Moyens généraux, Responsables juridiques, etc.


La crise que traverse actuellement le secteur bancaire entraîne-t-elle selon vous un transfert de candidatures vers l’assurance ?

Pas systématiquement. Cela peut être vrai pour les profils de débutants car l’image du secteur de l’assurance s’est considérablement améliorée auprès des jeunes diplômés, tandis que celle des banques s’est détériorée.

Pour ce qui est des profils confirmés, il peut y avoir un transfert assez naturel d’un secteur à l’autre sur des fonctions « support » (ex : RH). Mais sur des métiers plus spécifiques, ce transfert n’est pas automatique.


Pensez-vous que les passerelles entre la banque et l’assurance vont se multiplier dans les années qui viennent ?

Oui, car des interconnections fortes existent aujourd’hui entre les deux secteurs (ex : existence des bancassureurs ou les structures bancaires lancées par des assureurs).

Par ailleurs les deux secteurs font face aux mêmes défis : des marchés matures en France, des problématiques BtoB et BtoC, une règlementation présente… la distribution multi-canal, le marketing produits et le marketing client, les exigences réglementaires, les enjeux technologiques… autant de sujets communs aux secteurs banque-assurance. Les candidats travaillant dans ce type de métier pourront donc intéresser les deux secteurs.


Comment voyez-vous évoluer le secteur de l’assurance à court et moyen terme (nouveaux métiers, perspectives d’embauche, etc.) ?

A court terme, c’est un secteur qui attire et qui va continuer à attirer et à embaucher (ex : sur la fonction commerciale).

Mais c’est également un secteur qui va continuer à se concentrer, les contraintes réglementaires (Solvency 2) favorisent le rapprochement de certaines structures, de nouvelles problématiques sont d’actualité (ex : les problématiques de dépendance liée au vieillissement de la population), nécessitant une constante innovation produits. En France le marché est assez mature et les relais de croissance sont de ce fait également à l’international.

En conséquence, seront de plus en plus recherchés les profils hybrides combinant par exemple une capacité d’innovation, le sens du risque (cf. contraintes réglementaires) et gestion de projet, ce qui est le mode de travail le plus courant aujourd’hui.

En termes de recrutement, les perspectives sont très positives sur les fonctions de développement, sur des fonctions d’expertise, de risque et de façon plus générale sur tout ce qui a trait à l’innovation. Bien sûr, les groupes internationaux cotés sont plus sensibles à la conjoncture et peuvent adopter des politiques de « stop and go », alors que les structures à taille plus humaine non cotées (mutuelles, Instituts de retraite et de Prévoyance) sont moins impactées, mais le secteur de l’assurance évolue en permanence et aura donc besoin de collaborateurs pour accompagner ces évolutions.



Propos recueillis par Jean-Charles Stasi


Hudson en bref

Hudson est un leader mondial du conseil en recrutement et du conseil en ressources humaines (Talent Management). Hudson exerce son activité dans 20 pays et compte 2 000 collaborateurs, dont 1 000 en Europe. Ses clients vont de la PME régionale à l’entreprise multinationale, du site de production au siège européen, de la collectivité territoriale aux grands services de l’Etat. Hudson emploie 170 personnes à travers la France.